Texte de Marie Cantos

Plus d’une fois, cependant, il m’est arrivé de penser qu’il convenait de regarder les pierres comme des sortes de poèmes. »

« Notes pour la description de minéraux noirs » [extraits]
« – Suie mouillée de taches de fraîcheur – ou va-et-vient de moire, de soieries obscures; arbres calcinés ; des frissons morts escaladant
à nouveau leur gamme froide.
– Mille itinéraires brisés ; un labyrinthe absolu.
[...]
– Torpeur approfondie, hantise étanche, cursive ramassée, foudre patiente, aurore méthodique. Je prends mesure d’une autre échelle.
– Greffes, buissons, gerbes, chardons et pointes, tout départ d’épines que clôt brusquement leur propre dureté.
[...]
– Fusée d’artifice parmi les paroxysmes d’orages. Elles ouvrent dans la pluie battante leurs chry- santhèmes de lumière.
Les éclairs les trouent, les traversent de leurs paraphes compulsifs.
[...]
– Les brusques fanfares de l’espace au désert. Apex de feu : aucune périphrase ; rien que d’explosif. [...]
Dans une vapeur de chaudière, confirmées dans leur tranchant, des arrêtes qui s’aiguisent ; dans la sueur de pierre et de métal, qui inventent un rasoir inexorable, le fil transparent et sombre de l’obsidienne, la nuit devenue couteau. »

Roger Caillois [1]

L’auteur de ces « Notes pour la description de minéraux noirs », l’écrivain, sociologue et critique littéraire français Roger Caillois (1913-1978), confiait en guise de premières lignes de son ouvrage Le Champ des signes : récurrences dérobées, aperçu sur l’unité et la continuité du monde physique, intellectuel et imaginaire, ou premiers éléments d’une poétique généralisée (paru en 1978) : « Je traite les pierres avec déférence, mais en minéraux insensibles qu’elles sont et demeurent. Je tiens les fables pour fables, avec la prudence, l’incertitude et la crédulité qu’elles commandent. Plus d’une fois, cependant, il m’est arrivé de penser qu’il convenait de regarder les pierres comme des sortes de poèmes et de chercher en revanche dans les fictions la pérennité des pierres, leur inébranlable signification, c’est-à-dire d’essayer de réunir par quelque biais même ténu les parties disjointes et contrastées de notre indivisible univers. » [2] Les œuvres de Sandra Plantiveau ont le pouvoir de faire irrémédiablement affleurer mes lointains souvenirs des textes de ce célèbre amoureux des pierres. Pourtant, il n’y a guère de pierres dans le travail de l’artiste.

Ni présentées, ni représentées. Un Mégalithe, peut-être, en 2010. Plusieurs? Certes. Des Éclats (2012) : entre l’organique consumé et les fragments cristallins [3]. Ailleurs, un morceau d’écorce – Pin Laricio (2013) – s’affûte dans l’épure répétée du trait, au point d’évoquer un silex, un outil tranchant exhumé des temps immémoriaux [4]. Peu importe l’objet d’étude. Il s’agit de sonder la matière, de plonger au cœur du dessin : là où l’infiniment petit rejoint l’infiniment grand. S’il n’y a guère de pierres dans le travail de Sandra Plantiveau, il y a cette indéniable minéralité qui pose un voile opaque sur les formes qu’elle produit. L’opacité de la poésie au miroir de laquelle se heurtent analyses et interprétations. « Plus d’une fois, cependant, il m’est arrivé de penser qu’il convenait de regarder les pierres comme des sortes de poèmes... » Plus d’une fois, il m’est arrivé de penser qu’il convenait de regarder ses œuvres comme des sortes de poèmes. Et de rendre les armes devant elles. Accepter d’échouer à en parler. Peut- être parce qu’elles relèvent également d’une pratique d’écriture : celle du dessin – et de la musique, à certains égards. Evidemment parce qu’elles incarnent l’irréductible contradiction d’une forme simple et complexe à la fois, constituée d’une infinité de strates : tracées, spatiales, temporelles, etc. Parfois parce qu’elles se donnent comme des objets irrésolus avec, pour reprendre les termes de Paul Claudel, « un certain espace », « un certain blanc autour » nécessaire pour « supporter » (dans tous les sens du terme) tout poème [5]. « Tel est le vers essentiel et primordial, l’élément premier du langage, antérieur aux mots eux-mêmes, une idée isolée par du blanc », écrivait-il déjà en 1925 dans ses Réflexions sur la poésie [6]. Davantage encore que le « blanc autour » : l’intervalle. Le terme revient en leitmotiv dans les textes que rédige l’artiste, ainsi que dans les entretiens qu’elle donne. Il est particulièrement intéressant parce qu’il renvoie à la distance qui sépare un lieu d’un autre, un temps d’un autre, mais aussi un ton d’un autre en musique. Étymologiquement, il proviendrait des dérivés médiévaux du latin intervallum, soit inter, entre, et vallus, pieu ; littéralement : l’espace entre deux palissades. On songe à un dessin datant de 2010, Bâton, sorte d’étude de murs et de pieux [7]. L’intervalle est vacance, entre-deux. Mais il reste avant tout un espace-temps à parcourir. Toute la démarche de Sandra Plantiveau réside dans cet intervalle. Elle reste ainsi mobile : car si ses œuvres arborent une silencieuse minéralité (ou bruitiste, c’est selon), elles n’en demeurent pas moins vibratiles et insaisissables. Les dessins, les sculptures, les installations de l’artiste investissent les blancs qui se dilatent et se rétractent tour à tour. On ne sait si c’est le papier (ou l’espace d’exposition) qui bute sur le trait (ou son équivalent tridimensionnel) ou l’inverse. Mais, en réalité, le trait n’est jamais « frontière » puisqu’il est lui-même un intervalle qui « ouvre et oscille » [8]. De là à penser l’intervalle comme cet « entre » qui serait aussi « antre », il n’y aurait qu’un pas [9]. « C’est le processus auquel j’ai recours qui m’importe », rappelle l’artiste. Elle précise : « L’acte de dessiner, c’est celui de l’expérience de la pensée et du regard. Il porte en lui les idées d’intervalle et de devenir. [...] Il s’agit d’adopter et d’expérimenter une attitude où l’observation est primordiale. [...] Le trait est à l’écoute, dans une double expérience, entre une réalité physique et un imaginaire qui le parcourt. » [10] Le dessin devient alors phénomène, et le spectateur [11] fait l’expérience, à la suite de l’artiste, de ce « processus », en allant et venant lui aussi, entre sensation et connaissance. En dépit de l’extrême minutie des tracés, le dessin acquiert une dimension des plus physiques. Le temps de l’observation y est rendu tangible, presque palpable. D’autant qu’il se trouve souvent accentué par la position requise – celle, en creux, de l’artiste, et celle, bien réelle, du spectateur : à penché sur l’ouvrage comme le photographe sur sa table lumineuse, le scientifique sur ses lames et lamelles. Si Sandra Plantiveau ne fait que dérouler la nécessaire implication du corps dans « l’acte de dessiner » (cette chorégraphie retenue de mouvements, de l’idée au trait et vice-versa), elle rejoue, outre celle du dessinateur, la posture du graveur.
Les Etats de la matière (2012-2013), série précisément réalisée sur de grands rouleaux de papier [12], ne convoque-t-elle pas de manière lointaine les « états » de la gravure, comme autant de passages successifs, avec cette technique lente et rigoureuse ? Bien sûr, nombre de dessins se présentent au mur. L’épaisseur temporelle n’en glisse évidemment pas au sol ! Même les dessins les plus « minimalistes » (si l’on peut décemment utiliser l’adjectif ) imposent cette qualité d’attention où tout le corps est engagé. L’oeuvre de Sandra Plantiveau est immersive : le spectateur est happé par la finesse d’exécution, la savante architecture des traits, qu’il se plonge dans la contemplation d’un A4 ou qu’il soit, inverse- ment, submergé par le quasi all-over d’un Etats de la matière de 200 x 360 cm [13]. Si le parcours entre les œuvres l’oblige constamment à opérer cet ajustement du corps et du regard, d’un élément seul à une surface entièrement saturée ou, tout simplement, d’un petit à un grand format, il n’est pas rare que le dessin lui-même impose cet aller-retour entre une appréhension serrée et une prise de distance plus grande. Une fois encore, l’intervalle étant cet espace-temps à parcourir entre les différentes bribes de per- ception. Le recours aux mises en espace, récurrent, ancien, accentue cette impression d’immersion. Dès les premières expositions, encore étudiante à l’Ecole nationale supérieure d’art de Bourges, Sandra Plan- tiveau montre ses dessins basculés à l’horizontale, sur des tables et / ou au sol [14]. Lors de l’édition 2011 de « Jeune création » (au 104 à Paris), ceux-ci deviennent les composants d’une plus vaste installation. Les structures en bois sur lesquelles s’appuient les lourds tombés du papier ne relèvent pas de la simple trouvaille de monstration. Peu à peu, l’espace d’exposition devient déploiement en trois dimensions de sa pratique du dessin. Dans Attractions, par exemple, à la galerie Sainte Catherine (Rodez), en 2014, elle présente une feuille vierge sur une cimaise barrée quelques centimètres plus haut d’un horizon noir : non pas représenté au fusain mais présentant une longue branche calcinée. Plus encore, l’espace d’exposition se fait mise en page où confronter différents éléments : dessins à plat, enroulés, bac d’encre, rouleaux de papier vierges ou dessinés, bâtons de bois noirci, au sol, au mur. L’en-cours côtoie de plus anciennes productions. Ces confrontations pourraient évoluer au fil d’une même exposition. D’ailleurs, l’artiste reprend ses dessins, parfois des mois ou des années après. Car la fascinante minéralité de ses œuvres est trompeuse (à l’instar de la poésie) : rien ne doit s’y figer. Sandra Plantiveau veille à ce que sens et formes « ricochent » de dessins en dessins, d’accrochages en accrochages. Des « ricochets » qui organisent la géométrie de certaines œuvres, les Bâtons notamment [15]. Un trait, et la structure globale du bâton, de la composition, est modifiée. Une physique des particules dans laquelle les associations mouvantes d’œuvres au sein des installations renvoient aux glissements infimes – quoique fondamentaux – que peut déclencher l’ajout d’un seul élément. Et réciproquement. Dans ce battement incessant, du micro au macroscopique, les catégories du « figuratif » et de l’« abstrait» perdent toute pertinence. Le monde de- vient un immense « état de la matière », dont les constituants se distinguent à l’œil nu. Cette improbable stratigraphie d’une matière née de ricochets formels et temporels rappelle les nombreuses descriptions que Roger Caillois a pu livrer du Quartz fantôme, « cette aiguille de cristal habitée par sa propre effigie », au fil de ses écrits [16]. Les mots de Sandra Plantiveau eux-mêmes entrent en écho avec ceux du poète : « Lorsque je dessine, dans la répétition et l’accumulation du trait, la matière semble entrer en vibration. Elle oscille. Les traits plus ou moins sûrs, se répartissent dans l’espace de la feuille, parfois au hasard des éléments, puis soudain s’assemblent et se structurent. Une sorte de mémoire imparfaite des choses, qui s’élabore en plusieurs temps, spontanée et intuitive tout en étant une construction précise. Le dessin capture, il est donc question de vitesse, d’instant, de durée, de lenteur aussi. Comme une boîte noire, il enregistre des vibrations. » [17].
On éprouve successivement strates de durées et de temporalités – celles de l’observation, de la réalisa- tion, des reprises successives, des rapprochements féconds, etc. ; elles se sédimentent, voire se fondent, mais, paradoxalement, demeurent visibles, à l’instar des « vaporeux suaires successifs » du Quartz fantôme [18].

[1] Roger Caillois, « Notes pour la description de minéraux noirs » (1970), dans Pierres, suivi d’autres textes, Paris, Gallimard, Coll. NRF / Poésie, 2013, p. 134-135.
[2] Roger Caillois, « Récurrences dérobées : Le Champ des signes. Aperçu sur l’unité et la continuité du monde physique, intellectuel et imaginaire, ou premiers éléments d’une poétique généralisée » (1978), dans OEuvres, Paris, Gallimard, Coll. Quarto, 2008, p. 1129.
[3] Ex : Éclat, 2012 – Encre sur papier 180g, 29,7 x 21 cm.
[4] Ex : Pin Laricio #1, 2013 – Encre sur papier Fabriano 200g, 29,7 X 42 cm.
[5] Paul Claudel, OEuvre en prose, Paris, Gallimard, Coll. Bibliothèque de La Pléiade, 1965, p. 1139. [6] Paul Claudel, « Réflexions et propositions sur le vers français » (1925), dans Réflexions sur la poésie, Paris, Gallimard, Coll. Idées, 1963, p. 8.
[7] Encre sur papier, 40 x 53 cm.
[8] Sandra Plantiveau, « Entretien. Propos recueillis par Thomas Lapointe », dans la revue Entre, n° 11, septembre-octobre-novembre 2014, p. 28.
[9] Pierre Fédida, « Le vide de la métaphore et le temps de l’intervalle », dans L’Absence (1978), Paris, Gallimard, coll. Folio essais, no 458, 2005, p. 283-345.
[10] S. Plantiveau, art. cit., p. 28-29.
[11] On aimerait pouvoir le qualifier de « regardeur », mais tout son corps entre en jeu dans l’appré- hension des oeuvres de Sandra Plantiveau – installations comme dessins, y compris de petits formats. [12] Série de 9 dessins (#1 à #9) – Encre sur papier Fabriano 250g, 204 x 150 cm environ chacun. [13] Etats de la matière, 2014 – Encre sur papier 224g, 200 x 360 cm – Vue de l’exposition Attractions à la galerie Sainte-Catherine | L’atelier Blanc, Rodez, 2014.
[14] Citons notamment : Monade en 2007 et Expérience phénomène en 2008.
[15] Pour reprendre un terme employé par l’artiste lors d’une discussion de travail.
[16] Roger Caillois, « Quartz fantôme » , dans OEuvres, Paris, Gallimard, Coll. Quarto, 2008, p. 1060. Lire également (entre autres !) : « Mirages » dans Pierres réfléchies, Paris, Gallimard, 1975, p. 81-92. [17] S. Plantiveau, art. cit., p. 28. A Cet endroit de l’entretien, Sandra Plantiveau cite pour partie un extrait du cartel que Pauline Guelaud avait rédigé à l’occasion de Jeune Création.
[18] R. Caillois, « Quartz fantôme », Ibid.

 

 

 

L’Écrit des lieux , Anne-Lou Vicente

Extrait du catalogue d'exposition "Première" , Abbaye St- Andrée, CAC Meymac , 2009.

Sandra Plantiveau a choisi de montrer ses dessins selon un dispositif bien particulier. Deux tables au style assez rudimentaire font office de vitrines: des dessins réalisés sur des feuilles de papier A4, régulièrement disposés sous une paroi de verre transparente, s’observent en plongée. Plus loin, d’autres dessins, d’un format supérieur, sont eux abrités dans un meuble d’atelier métallique. La gestuelle ici imposée au visiteur, curieux de découvrir ce que dissimulent ces grand tiroirs opaques, implique d’emblée un mouvement et une temporalité qui viennent déstabiliser la fixité du medium utilisé, transformant simultanément espace pictural et espace d’exposition, tous deux mis en abîme, en «espace-temps» et «espace-mouvement». Le mode de présentation de l’œuvre, qui exclut ici l’accrochage classique au mur et avec, une lecture contemplative, amorce d’ores et déjà une réflexion quant à la représentation.
Medium de prédilection de l’artiste, le dessin, entendu sous toutes ses acceptions formelles, apparaît ici comme une matière vivante, en devenir, entre document et œuvre, recherche et résultat. Ce statut intermédiaire reflète l’importance du processus, et a fortiori du temps, dans le travail de Sandra Plantiveau, ce que vient appuyer l’utilisation d’une pointe 0,01. Ce temps est d’abord celui de l’observation du réel, reporté dans l’espace mental de l’artiste, puis dans ce qui constitue ici son extension matérielle: l’espace physique de la feuille de papier et, plus vastement, l’espace de monstration.
Maintenant une tension constante entre apparition et disparition, réel et imaginaire, figuration et abstraction, les œuvres de Sandra Plantiveau constituent autant de traces de lieux dont elle s’attache à prélever, puis à restituer, le tracé sinon l’écriture. Isolés de leur contexte d’origine, les paysages, architectures et autres objets dont elle donne à voir les empreintes révèlent en même temps qu’ils cachent, disent en même temps qu’ils taisent, au sein d’une scénographie préférant le vide et le silence – et leurs possibles «remplissages» – à l’encombrement et au bavardage.
L’enregistrement – visuel, photographique et sonore – se trouve être la base même du travail de Sandra Plantiveau qui, en imprimant sa mémoire d’images-souvenirs, en cadrant à l’aveugle dans l’obscurité ou en captant le silence nocturne du lieu d’exposition qui en accueillera par la suite la ligne graphique sur un rouleau de papier, se livre à une représentation en creux du réel. Une expérience sensible, et sensorielle, qui intègre l’irruption aléatoire – de la lumière, du bruit, de l’oubli…
À l’instar de la nature et de la pensée, qu’il tend ici à incarner, le dessin constitue une matière vivante, évolutive. Processus naturel – formation, sédimentation, érosion – et processus intellectuel – réflexion, mémoire, oubli – sont ainsi placés sur un même plan. La perception – du réel et de sa représentation – dont font respectivement l’expérience dans un tel contexte de création, l’artiste, puis le «spectateur», met en exergue l’attribut et exercice essentiel qu’incarne le regard, à la fois comme outil d’observation et d’interprétation. Il est un filtre, à travers le passage duquel s’opère une inéluctable transformation, plus ou moins prévisible, entre ce qui est montré et ce qui est vu, ce qui est écrit et ce qui est lu. Le regard, qui brille ici de son invisible présence, réinscrit au cœur de l’œuvre de Sandra Plantiveau ce dont elle fait volontairement l’omission: l’homme et sa raison.

 

 

The writing of places

Sandra Plantiveau has decided to showcase her drawings according to a very specific plan:
Two rather basic tables are used here as a window display: Some aligned A4 paper format drawings are showcased under a glass window so that they can be looked at as high angle.
Other drawings in a larger format are sheltered inside metal workshop style furniture.
In order for the viewer to discover what’s hidden in these dark drawers, a body movement linked to a time scale is imposed to the viewer.
Through imposed body movement and time scale, the still aspect of the drawing is hindered.
The scheming space and the exhibition space are both transformed into a mise-en-abyme, that is a space-time continuum and a space-movement.
The way of showcasing the work, deliberately excluding a mainstream hanging with a passive audience already triggers a questioning regarding the act of showcasing.
The drawing, the artist’s favorite medium of expression, appears as a lively material, gradually shaping, in between document and work, research and outcome.
This in between status mirrors the importance of the process closely linked with time and justifies the use of a 0.01 lead pencil.
This time frame is firstly dedicated to the observation of reality, and then structured within the artist’s mindset, and finally within what makes its material extension: the actual surface of the sheet of paper and in a broader meaning, the showcasing space.
Throughout a constant tension between appearance and disappearance, between real and fantasy, between the figurative and the abstract, Sandra Plantiveau’s work reveals bits of places. She makes them her own before including them in her work, as in between a line and a curve.
The imprints of landscapes, architectures and other objects she has chosen to showcase out of their original context reveal as much as they hide, tell a story as much as they induct silence, all orchestrated within a scenography highlighting the emptiness and the silence rather than the galore and the spoken words.
Sandra Plantiveau’s work evolves around the recording of the visual, the image and the sound. Throughout this process, she soaks up her mind of images-memories, through random cropping in the shadow, through perceiving the nocturnal silence of an exhibition space.
A space that will later on showcase the graphic line on a roll of paper. Throughout this process, she delivers a representation of reality.
It is a sensitive and sensory experience including the random appearance of light, sound, absence.
The drawing is an evolving and living material representing thought and nature.
The natural process, that is shaping, sedimentation, wearing and the intellectual process, that is reflection, memory, and forgetting are showcased on an equal footing.
The perception of reality and its representation within a specific context of creation is an experience offered to both the artist and the viewer. It highlights the main essence and function of the gaze, a mean that leads to both observation and interpretation.

traduction : Sophie Delaval

 



Prix de la Gravure et de l'image imprimée
 
26e édition - Une initiative de De Markten (Bruxelles) et du Centre de la Gravure
Remise du Prix le vendredi 2 décembre 2017 à 19h
Exposition du 2 décembre au 1 avril 2018
Centre de la Gravure de la Louvière - 10, rue des Amours - B-7100 La Louvière

 

SOON # Paris
Salon de l’œuvre originale numérotée
Galerie Modulab
Du 1er au 3 décembre 2017
Vernissage le jeudi 30 novembre 2017
Bastille designe center - 74 bd Richard Lenoir - Paris 11e


Photo: Emmanuel Claude- Modulab

 

LUXEMBOURG ART WEEK
Du 03 au 05 novembre 2017
Vernissage le vendredi 03 novembre de 18h à 21h
Galerie Modulab  - Section Take Off, stand B7
Halle Victor Hugo - 60 avenue Victor Hugo- L-1750 Luxembourg

 

ÉCHO
Exposition personnelle - Commissariat PA I Plateforme de création contemporaine, Maryline Robalo
Exposition du 18 mai au 1er juillet 2017
Galerie Modulab
28 Rue Mazelle - 57 000 Metz - France

 

SORTIE DE PRESSE
A cette occasion, nous présenterons l' édition "échos", imprimée  avec Aurélie Amiot à 20 exemplaires sur les presses de l'atelier et contenant 5 monotypes. Une édition limitée dans la collection  PORTFOLIO

 

En Préparation
Une édition limitée dans la collection PORTFOLIO
Une exposition personnelle fin mai
Commissariat PA I Plateforme de création contemporaine : Maryline Robalo
sur une invitation de Aurélie Amiot / Modulab à Metz

 

LE CHASSIS  
Sortie du magazine en avril

 

LE 6B DESSINE SON SALON #1
Commissariat Marie Gautier et Claire Luna
Exposition du 17 mars au 31 mars 2017
Vernissage vendredi 17 mars à partir de 18h30
Le 6B
6-10 quai de Seine - 93200 Saint-Denis  -

 

LA LUMIÈRE DÉPENSÉE
avec Benjamin L. Aman, Hervé Bréhier, Leïla Brett, Vincent Chenut, Édith Commissaire, Yann Owens, Sandra Plantiveau.
Exposition du 24 novembre au 15 décembre 2016
Vernissage jeudi 24 novembre à partir de 18h30
Visites commentées vendredi 25 novembre, et sur rdv
Galerie Jeune Création
74 av. Denfert Rochereau - 75014 - Paris


 

PAREIDOLIE  / Salon international du dessin contemporain
Samedi 27 et dimanche 28 août 2016
Vernissage le samedi 27 Août à 11 heure
Avec  Emilie Benoist et Eve Pietrushi
PA / Plateforme de création contemporaine
Chateau de Servières
11-19 Boulevard Boisson - 13004 - Marseille

 

ENTRETEMPS
Exposition jusqu'au 15 aout 2016
Avec Arnaud Vasseux
Atelier DMA
19 rue de chausey - 50660 - Lingreville


crédit photo: Arnaud Vasseux

 

Résidence à la Ville en Bois
Mai 2016
Ouverture d'atelier et présentation
Le mardi 24 mai 2016 à partir de 16 heures
21, rue de la ville en bois - 44100 - Nantes

 


DRAWING NOW

du 24 au 29 mars 2015
Plateforme PAPELART, avec Vincent Chenut, Benjamin.L.Aman, Sandra Plantiveau, Eve Pietruschi et Noémie Sauve
CARREAU DU TEMPLE
4 rue Eugène Spuller - 75003 - Paris

 

LA POMMERIE
Exposition du 20 mars au 24 avril 2015
Vernissage le 20 mars 2015 à Saint Setiers et à la Villedieu


 

GREYLIGHT PROJECTS
Double solo show
avec Eshter de Graaf
Vernissage le 5 mars à 18h
Exposition du 6 mars au 4 avril 2015
11 Rue Brialmont - 1210 - Bruxelles


crédit photo: Marc Buchy

Wunderkammer / 132
Interview dans Agenda


A l'heure du dessin , 2e temps
Dans le cadre de la saison du dessin, initiée par Paréidolie
Vernissage le 9 janvier à 18h30
Exposition du 10 janvier au 28 février 2015
Chateau de Servières
11-19 Boulevard Boisson - 13004 - Marseille


Publication dans la revue ENTRE


Nuit blanche
Rencontre à la galerie PAPELART avec Marie Cantos et
présentation de travaux récents
le 4 Octobre 2014

Attractions
Exposition du 16 au 27 septembre 2014
avec Lulù Nuti 
Galerie Saint- Catherine
 
5, Place Sainte-Catherine - 12000 - Rodez 


crédit photo: Bénédicte Deramaux

Le Moulin des Arts de St Rémy
Résidence de création du 15 aout au 15 septembre 2014

Conférence et présentation
Zorobabel, dans le cadre des "ateliers collectifs"
workshop de 5 jours autour du cinéma d'animation expérimental
Avenue Van Volxem 200 - 1190 Bruxelles

Fondation Pierre David Weill
Exposition du 26 juin au 10 juillet 2014
Institut de France
27, quai de Conti - 75006 - Paris

DRAWING NOW PARIS  
FRESH | Galerie PapelArt 
du 26 au  30 mars 2014
Espace Commines - 17, rue Commines - 75003 - Paris

YIA ART FAIR
du 23 au 27 octobre 2013
Espace des Commines, Le Marais - 75003 - Paris

Le gris est bruit
Exposition personnelle du 18 octobre au 13 novembre 2013
vernissage le 17 octobre à 18h
Galerie Plateforme Papelart
1 rue Charlemagne - 75004 - Paris

H.B
Exposition du 11 au 30 octobre 2013
vernissage le 10 octobre à 18h
Atelier Alain Lebras, 10 rue Malherbe - 44000 - Nantes

Prix de la Jeune Création de St Rémy
Exposition du 18 mai au 30 juin 2013
Le Moulin des Arts de Saint Rémy
place du bourg - 12200 - Saint-Remy 


crédit photo: Bénédicte Deramaux

Festival l'Oeil d'Oodaaq
Exposition du 16 au 26 mai 2013
Les Ateliers du Vent
59 Rue Alexandre Duval - 35000 - Rennes 

Ateliers du Plessis Madeuc
Résidence de octobre à décembre 2012
Exposition du 7 au 16 décembre,
avec Antonio Finelli et Sandra Schmalz
Abbaye de Léhon, Côtes-d'Armor

Jeune Création 2011
Exposition du 6 au 13 novembre 2011
CENTQUATRE - 75019 - Paris

Objet
Exposition du 10 novembre au 31 décembre 2011
Galerie Limitis
- 49 rue du Moulin de la pointe - 75013 - ParisGalerie Limitis

 

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sandra plantiveau

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